C'est sur un marché tendu et différent que les professionnels de l'immobilier doivent aujourd'hui exercer. Pour Fabienne Grallet, à la tête de Côtés Rue et Jardin, l'analyse fine des biens et la mise en avant des nouvelles mesures législatives incitatives sont les clés de la réussite. Explications.
Dans la famille Grallet, producteurs récoltants de mirabelles réputés sur la région Lorraine, on affiche facilement son amour pour La terre. En revanche, Fabienne Grallet, diplômée de l'Ecole supérieure de commerce de Dijon et d'un Master en management réalisé à l'Université de Leeds en Angleterre, a, quant à elle, fait un tout autre choix : celui de La pierre... A La tête de l'agence immobilière Côtés Rue et Jardin, elle a opté pour un mode de fonctionnement innovant à l'époque de sa création : le tout internet. «L'agence n'a pas directement pignon sur rue mais réalise l'essentiel de son activité via internet et notamment le site www.cotesrueetjardin.com. Bien évidement, par souci de proximité avec les vendeurs ou les acheteurs, j'interviens à tous les moments clés des transactions. J'ai développé ce concept car avant de m'investir à 100 % dans l'immobilier, j'ai réalisé plusieurs missions sur Paris dans le domaine des NTIC. J'ai décidé de combiner les deux, de mettre les nouvelles technologies au service du bâti» confie-t-elle. C'est actuellement sur un marché particulièrement tendu que Fabienne Grallet œuvre quotidiennement. «Nous pouvons clairement parler d'un ralentissement du marché. Pour justement éviter un effondrement total du marché, un certain nombre de dispositions ont été mises en place. Je pense par exemple à la baisse des taux qui a permis de maintenir les transactions. Par contre, l'effet crise se ressent dans le sens où les acheteurs et les vendeurs sont attentistes». Un paramètre à modérer puisqu'il ne concerne pas la majorité des transactions. «Seuls ceux qui souhaitent vendre ou acheter une maison de famille, par exemple, peuvent se permettre d'attendre mais très clairement, la majorité des transactions étant issue de mutations ou encore de séparations conjugales, les gens n'ont pas la possibilité d'attendre...».
Mesures incitatives
Ce retournement de marché, très florissant jusqu'à présent, change également la donne sur les conditions de vente. «Je constate qu'aujourd'hui, ce n'est plus le vendeur mais l'acheteur qui est roi. Si autrefois, presque tout était éligible à la vente et ce, à des prix très élevés, aujourd'hui le marché s'est retourné». Cette experte de l'immobilier avouera même que les produits qui ne sont pas considérés comme haut de gamme, ont davantage de mal à se vendre. «Les pavillons de 200 000 voire 250 000 euros sont aujourd'hui plus difficiles à vendre. Même constat pour «le neuf» et c'est d'ailleurs pour cela que le législateur a opté pour des mesures soutenant ce type de transactions». Fabienne Grallet fait notamment référence à la loi Scellier qui permet d'obtenir, sous forme de réduction d'impôt, le remboursement par l'Etat de 25 % du prix d'un bien immobilier (appartement ou maison) destiné à la location. «La nouvelle loi Scellier s'adresse à tous les contribuables, quelle que soit leur tranche d'imposition et concerne les opérations réalisées sur des biens neufs». Et, dans le même esprit, s'inscrit le doublement du prêt à taux zéro pour des constructions neuves. «Ces mesures ont permis de compenser en partie la chute du neuf». Afin d'aiguiller au mieux les futurs acheteurs et vendeurs, Fabienne Grallet opère une veille du marché et n'hésite pas à analyser chaque bien avant les transactions. Et pour en savoir plus : rendez-vous sur www.cotesrueetjardin.com.
héloïse ettinger
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